La BI Agile, une réponse pour piloter la performance opérationnelle des processus ?
Le marché de la Business Intelligence est fortement marqué depuis quelques années par l’arrivée d’une nouvelle génération d’outils qui revêt des appellations différentes : BI agile, Lean BI, Self Service BI, Data discovery tools, BI light, BI 2.0…
Quelle que soit leur appellation, ces outils sont tous influencés par la pensée et le développement agiles, visant avant tout à démocratiser la Business Intelligence (une « BI pour tous ») et apporter davantage de valeur aux utilisateurs avec le minimum de ressources.
La promesse d’une mise en œuvre rapide et d’une utilisation à la portée des managers répond aux préoccupations des pilotes de processus et responsables opérationnels en charge du pilotage de la performance des processus.
La BI agile en support des étapes de mesure des projets d’amélioration de la performance des processus
Les projets d’amélioration de la performance opérationnelle comportent en effet tous des étapes consistant à objectiver la performance des processus (étape C du PDCA, étape M du DMAIC, etc).
Force est de constater que les outils classiques de BI ont du mal à répondre aux besoins de ce type de projet et ce pour 2 raisons principales :
- Les informations disponibles auprès des outils de BI mis en œuvre sont souvent très financières, pas assez orientées processus et opérations
- La mise en œuvre de nouveaux indicateurs est un projet en tant que tel dont les coûts et les délais sont rarement compatibles avec le projet d’amélioration en cours de déploiement.
La BI agile utilisée pour accompagner le progrès permanent
Au delà des phases projets, les organisations mettent en place des démarches de progrès continu.
Les responsables de ces démarches doivent pouvoir agréger différentes données et informations relatives aux plans d’amélioration en eux-mêmes :
- suivi des suggestions d’améliorations remontées par les utilisateurs
- suivi de l’état d’avancement des projets d’amélioration mis en chantier
- suivi de l’impact de ces projets sur la performance opérationnelle des processus
Les outils de BI agile permettent d’agréger dans des tableaux de bords composites des informations qui concernent à la fois les plans de progrès eux mêmes (statut des plans d’actions, nombre de remontées de suggestions, etc) et la performance réelle du processus (suivi des coûts, de la qualité, des délais et de la conformité).
La BI agile, un nouvel argument marketing des éditeurs pour doper les ventes d’outils de business intelligence ?
La BI agile repose sur quelques concepts simples qui en font une réalité, au delà des arguments marketing :
- Mise en place de technologies permettant à l’utilisateur opérationnel, le pilote de processus par exemple, de réaliser lui-même ses propres requêtes et tableaux de bord, sans connaissance techniques particulières (SQL par exemple), et sans faire appel systématiquement à des spécialistes (département informatique, spécialistes de la BI).
- Accès aux données sans création de couches sémantiques intermédiaires. L’objectif est d’accéder aux données existantes sans créer de nouvelles couches de données et sans interférer sur les performances des systèmes opérationnels.
- Optimisation de la performance des systèmes de BI pour ne pas dépendre de traitements qui peuvent prendre plusieurs heures et qui obligent souvent à planifier la production des tableaux de bord. L’émergence des technologies de type « In memory » répond à ces exigences.
Pour se convaincre de la réalité de la BI agile et de la pertinence du concept, il suffit d’observer l’activité des éditeurs sur ce segment :
- rythme de croissance très fort de nouveaux acteurs comme QlikTech, l’un des leaders de la BI agile avec sa solution QlikView
- lancement par les acteurs historiques de la Business Intelligence d’offres sur le créneau de la BI Agile : Microsoft avec Powerpivot, BusinessObjects Explorer ou Xcelsius chez SAP suite à l’intégration de Business Object et de Sybase qui disposait de technologies puissantes de type « In Memory », IBM avec Cognos Express,…
La BI agile, se garder des solutions miracles
En matière de technologie, les choses sont rarement « magiques », et la BI agile ne déroge pas à cette règle.
Un projet de BI Agile ne peut répondre aux attentes des acteurs en charge de la performance opérationnelle qu’à plusieurs conditions :
- Que ces acteurs investissent suffisamment de temps pour comprendre ce qui doit être piloté. La maxime « Il faut comprendre pour mesurer » et non pas « mesurer pour comprendre » prend ici tout son sens
- Il faut que des données soient disponibles dans les systèmes, et que ces dernières soient propres
- Il faut un vrai dialogue entre les opérationnels et les équipes informatiques.
Sur ce denier point, ce n’est parce que l’implication des utilisateurs finaux est forte dans les projets de BI Agile qu’il faut s’affranchir des équipes informatiques. D’abord parce que cela reste de l’informatique avec des logiciels à installer (même si des solutions existent aujourd’hui en mode SaaS), ensuite et surtout parce qu’il faut collecter les données auprès des systèmes transactionnels généralement sous la responsabilité des équipes informatiques.
Les clés pour réussir un projet de BI Agile
Vous trouvez en téléchargement de cette bonne pratique un document rédigé par les équipes de B-A-W, qui précise les 10 règles d’or pour rater son projet de BI agile. Si le format est humoristique, il reprend les principaux points de vigilance pour initier et réussir un projet de BI Agile.


















